Suspicion de vente d'armes des FARDC aux rebelles sud-soudanais

Certains officiers des FARDC seraient directement impliqués dans des ventes d'armes de guerre aux rebelles du sud-soudan dont la présence était signalée aux frontières entre le territoire d'ARU en RDC et la localité de MOROBU au sud-soudan. Cette révélation a été faite samedi 5 août à la presse à Bunia par le porte-parole du gouvernement provincial de l'Ituri à l'issue du conseil des ministres.
La province de l'Ituri se réfère aux rapports des services de sécurité,des autorités politico-administratives et coutumières. La société civile indique que ces hommes armés portaient des tenues militaires particulières qui ne ressemblent pas celle des FARDC, moins encore à celle de l'armée ougandaise ou du sud-soudan. Ces hommes armés traversent souvent la frontière pour s'approvisonner en nourriture auprès de la population dans la collectivité de kakwa et en armes auprès des certains officiers des FARDC dans cette zone.
 
Avec le sud-soudan la persistance de l'instabilité politique et sécuritaire sont ressenties au niveau de la chefferie des Kakwa en territoire d'ARU. Le commandant du 3202ème régiment et le commandant FARDC dans cette zone sont mis aux arrêts pour "suspicion de vente de munitions aux rebelles sud-soudanais", a affirmé Joseph NDIYA AMSINI, porte-parole du gouvernement provincial de l'Ituri. Il précise que deux officiers supérieurs des FARDC cités dans des affaires criminelles sont déjà aux arrêts depuis la semaine passée. Cette information est confirmée par l'auditorat militaire,  garnison de l'Ituri à Bunia. D'après l'auditeur militaire,ces officiers poursuivis pour trahison dans l'exercice de leurs fonctions seront transférés à la cour militaire de Kisangani.
 
J.E